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Quelle riche idée que cette “fine di settimana” en Val d’Aoste ! Rendons grâce à nos organisateurs, Eamonn, Alain, Steph, Fabien et d’autres, pour nous avoir permis de vivre cela.

D’aucuns avaient choisi une première étape à Turin, mais pour le vulgum pecus, à savoir la grande majorité, tout ne commença que le vendredi, fête du travail, que l’on célèbre donc en ne travaillant pas. Voyage sans histoire et visite tranquille d’Aoste, où les Romains se sont crus obligés de laisser quelques ruines, avant une excellente cena aux saveurs valdôtaines.

Quant au samedi matin, il fut en partie consacré à l’essayage de nos tenues de sortie, sponsorisées par Block’Axess, l’entreprise de PFD, lequel fabrique des trucs pour empêcher les gens d’entrer. Non, il ne s’agit pas de ceintures de chasteté.

Les choses sérieuses étaient donc programmées pour samedi. À savoir un tournoi triangulaire réunissant les DO et deux équipes de vétérans du Stade Valdôtain, ci-après dénommées Manovali. Les uns étant d’âge sensiblement plus mûr que les autres, nous les appellerons donc Manovali Vecchi et Giovani (enfin, tout est relatif).

Nous autres enfants de la Loire nous retrouvâmes donc sur les bords de la Doire, rivière arrosant Aoste et son val. Dans son écrin de montagnes, le stade offrait un cadre, sinon enchanteur, du moins bucolique, et même bucolique néphrétique. Il y avait même un “planchot” que des enfants tenaient scrupuleusement, et sur lequel nous étions qualifiés d’”ospiti”.

Tout commença, plus tristement, par une minute de silence à la mémoire de Thierry (eh, oui, il y a des Italiens qui s’appellent Thierry, surtout en Val d’Aoste), joueur-animateur des ManOvali, parti subitement la semaine précédente. Après quoi, place au jeu.

ACTE 1 : DO-MANOVALI VECCHI

Étonnamment, nos gars eurent d’abord à affronter les plus anciens de nos hôtes, des gars vaillants mais plutôt courbés sous le poids des ans. Nos adversaires étaient vêtus de maillots dont le numéro était remplacé par un point d’interrogation, afin, on suppose, de brouiller les cartes, ou peut-être, pour les amateurs de contrepèteries, de brouiller l’écoute. Toujours est-il qu’ils permirent rapidement aux nôtres de s’installer tranquillement dans leur camp. Quelques temps de jeu plus tard et Vincent transperçait la défense adverse pour aller pointer en but, sans rencontrer, il faut bien le dire, d’opposition très déterminée. Le jeu se poursuivit sur un rythme quelque peu lénifiant. Nos gaillards étaient vigilants en défense, attendant tranquillement la faute de main de l’adversaire, qui ne manquait pas de se produire. Cela ressemblait plutôt à une aimable partie de campagne, quand Fred Sailor nous gratifia de sa traditionnelle marinade. Ce terme culinaire désigne l’action favorite de notre ami, laquelle consiste à prendre le périphérique dans une course ondoyante, ce qui surprend les adversaires, et même certains partenaires. Le jeu rebondit, et quelle est cette gazelle qui fit parler les cannes pour nous offrir un véritable essai d’ailier ? Mais l’ami Steph, bien sûr !

Après le changement de côté, les choses reprirent leur cours : on accélère un peu, Guillaume déchire la défense et Alain n’a plus qu’à finir le travail. Les DO font agréablement circuler le ballon, sans presque commettre de fautes de main, Baptiste tente de jouer les perce-muraille, et une action venue de la gauche voit Eamonn servir Guillaume, pas tout à fait dans le temps juste, mais se rattraper en redoublant comme un élève qui n’aurait pas eu la moyenne, avant de décaler Alain qui donc, redoubla lui aussi.

Tout cela s’accomplit sans vraiment trembler. Belle prise de Marco en premier sauteur, côté fermé, retour intérieur, et Sam, toujours dans l’avancée, s’arrachait pour finir à son tour à dame.

Bref une victoire plutôt tranquille. Sans vouloir jouer les trouble-joie ou les rabat-fête, à vaincre sans péril.... D’ailleurs, une inscription dans le couloir des “spogliatoi” le recommandait : “Vinci senza vantarti !”

DO : 5 MANOVALI VECCHI 0

ACTE 2 : Nos hôtes entre eux.

Partie suivie d’un œil distrait. Les plus anciens, à qui l’on imposait deux matches de rang, tinrent une mi-temps, avant que l’usure ne fasse son œuvre.

GIOVANI : 6 VECCHI : 0

ACTE 3 : DO-MANOVALI GIOVANI

Face aux plus jeunes des anciens valdôtains, vêtus de jaune et noir façon Stade Rochelais, on comprit très vite que la limonade n’allait pas avoir le même goût et qu’il allait falloir s’envoyer. Nos adversaires s’employaient à prendre le milieu du terrain. Fort heureusement, les DO se montraient intraitables en défense, et impeccables au placage, à l’instar, entre autres, de François, Thibaut et autres. Mais les jaunes, plutôt dominateurs, profitaient d’une des rares erreurs des bleus pour aller pointer en coin.

La partie se poursuivait sur un rythme assez engagé, les DO parvenaient enfin à s’installer dans les 22 adverses et Thibaut, sur une belle attaque en première main, échappait à un placage pour finir en terre promise.

Après les citrons, comme on disait dans le temps, pas de grand changement dans la physionomie du jeu, sinon peut-être quelques balles échappées, des touches un peu moins précises, et on s’acheminait vers un score de parité lorsque, sur une tentative de contre-attaque depuis nos 22, un Devil dont je ne citerai pas le nom (ça n’est pas mon genre !) laissait malencontreusement gicler la béchigue, et les gars en jaune, qui n’en demandaient pas tant, allèrent finir en coin, sur quoi le référé sifflait la fin du match.

DO : 1 ManOvali GIOVANI : 2

Que dire, sinon que la victoire avait choisi son camp, et que la lutte avait été belle. Le tout, sous le sifflet bienveillant de Coach Renato, qui tenait sans doute à ne pas être accusé de favoritisme envers ses joueurs. Sur ce plan-là, il a en effet réussi au delà de tout éloge.

Pour ce qui concerne la santé des nôtres, Mictibo se fit une petite élongation et SergeDouanier se traumatisa le coude, ce qui ne l’empêcha pas de le lever.

Voilà. Sur ce, tout ce beau monde regagnait les vestiaires, avant que l’on ne termine au club house des valdôtains. Les récompenses furent remises, nos amis Francesco, Matteo, Patrick (eh, oui, il y a des Italiens qui s’appellent Patrick) et les autres avaient fort bien fait les choses, si bien que nous bûmes, mangeâmes, chantâmes, rîmes, déconnâmes, et ce jusqu’à une heure très avancée pour son âge. Fort heureusement, du club house à notre hôtel, la distance n’était pas trop longue, même en zig-zag.

Et voilà comment conclure une fort belle escapade de l’autre côté du Monte Bianco.

Ceux qui étaient sur le pré, en maillot et culottes courtes : Baloo, SergeDouanier, Mictibo, Yoan, Sam, Marco, Romain, Pat, PsychoPat du 43, Vincent, Nico Prez, François, Diego, Guillaume, Eamonn, Thibaut, Alain, Baptiste, Steph, Fred Sailor, Thiéraoul.

Ceux qui auraient voulu y être, mais ne pouvaient pas ou plus : Coach Renato et Monsieur Frère, Pierre, Marcel, Eric Bigpharma, Mathieu.

La grâce et la beauté étaient représentées par les épouses, fiancées, maîtresses, concubines, de ceux ci-dessus. Du moins, ceux qui étaient dotés d’une compagne officielle ou officieuse.

Alors que la jeunesse était représentée par Étienne et Lynette.

ET SURTOUT, SURTOUT, MERCI AUX ORGANISATEURS

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