Accueil > La vie chez les Oldies > Balade ternaysarde

Vendredi 15 décembre 2017

Balade ternaysarde

Ternay – match amical contre les Verts Reluisants

samedi 16 décembre 2017, par Thibaut

Ah la la, les jours raccourcissent, la neige s’en mêle parfois, il n’y a pas de douche dans les vestiaires à Méons depuis deux mois. Et il faut mobiliser des gars pour se déplacer à Ternay. La bonne nouvelle est que lorsque nous allons jouer chez nos adversaires, on peut justement espérer avoir une douche chaude.

Alors nous arrivons chez nos amis vers 19h30-19h45 et nous ne sommes pas en retard. C’est inouï. On s’installe dans les vestiaires et... Meerde on n’est que 14. Bon ben on va s’faire aider. C’est quand même rageant de se dire qu’avec le vivier qu’on a, on ne se retrouve qu’à 14 au début d’une rencontre non de Dieu ! Alors, on enlève les malades et les blessés mais les autres, on est frileux ? Et ne me dites pas que c’est à cause de la licence car j’en connais qui pourraient se bouger le cul. Mais bon, ceux qui sont là, ce sont les vrais, les couillus, les mecs qui savent que le sacrifice du Christ n’était pas le dernier, et ils en veulent. Merci d’avance les gars.

1er tiers-temps

On nous trouve un ailier dénommé Stéphane et nous pouvons attaquer le 1er tiers temps. D’entrée, nous nous montrons entreprenants avec des jolies envolées, des percées aussi bien avec nos avants que nos trois-quarts dont la ligne est quelque peu expérimentale pourtant. Mais voilà, à l’instar de l’équipe de France, ce sont nos adversaires qui marquent, et par deux fois, en ayant détecté une faiblesse autour du pack où ils n’hésitent pas à partir au ras envoyant régulièrement leur 8. Menés 2-0, certains auraient pu s’inquiéter mais non, piqués dans leur orgueil, les Devils restent présents. Ils ont montré de belles choses jusqu’à maintenant alors il n’est pas question de baisser les bras. Et c’est notre Baptiste, dit le bison du Yellowstone, qui, comme à son habitude arrive lancé comme un obus et réussit à déchirer la défense pour réduire le score à 2-1. Fin du 1er tiers.

Les bobos arrivent malheureusement. Alain Grunge voit sa cheville gonfler, et je n’ai pas dit enfler. Walter a les côtes qui sifflent. Déjà qu’on est ric-rac, on va faire comment ? Ah, Olivier Sauvageon arrive, ouf ! Putain, il va nous faire du bien celui-là. Et c’est ainsi qu’on se fait prêter encore un gars.

2ème tiers-temps

On recompose et c’est reparti pour le second tiers. Et là, les Verts Reluisants s’aperçoivent que ce n’est pas encore gagné. Bien sûr ils ont compris qu’on aime bien envoyer le bison au combat. Ils arrivent donc à l’arrêter tant bien que mal, et parfois à plusieurs mais ils rencontrent surtout des difficultés autour de la mêlée où notre défense est mieux organisée. Le jeu s’équilibre et ce tiers se conclut avec un essai de chaque côté dont un de François Saint-Etyoen qui, par des zigzags indescriptibles réussira à effacer 2, 3 ou 4 placages, on ne les compte plus, pour aller aplatir entre les poteaux. Cela lui vaudra un nouveau trophée apporté par Big B qui lui sera décerné dans le vestiaire : le "Taz". D’ailleurs, apporte-le aux huîtres, comme cela, les autres verront à quoi il ressemble.

3ème tiers-temps

Le 3ère tiers démarre dans les mêmes conditions. L’infirmerie n’accueillent pas de nouveaux visages. Cela nous arrange. Et là, une fois de plus, les ternaysards insistent au ras. Tant mieux pour nous car notre défense est toujours en place. Alors que nous nous inquiétions de leurs gazelles sur les ailes qui nous ont fait peur une ou deux fois, ils persistent à nous chercher là où on tient bon. Et, en toute logique, non sans avoir essuyé une ou deux frayeurs tout de même, c’est le Sergio qui va à son tour effacer un ou deux placages pour marquer notre troisième essai. Et c’est toujours lui qui nous gratifiera d’un hurlement primaire dont seul il a le secret. Raoul aussi parfois est pas mal non plus dans ce domaine mais ça, c’était il y a quelque temps. C’est d’ailleurs là-dessus que notre arbitre, René, sifflera la fin de la rencontre sur un score de parité 3-3.

De retour au vestiaire, notre Doc Rhum, comme il se fait appeler maintenant nous a préparé son breuvage aussi légendaire qu’attendu. Et c’est dans ce théâtre de quéquettes plus ou moins circoncises, que s’achève la première partie de soirée. Ah oui, petite anecdote, on a cherché pendant un quart d’heure une alliance perdue, que dis-je égarée. On pensait un temps que l’un d’entre nous s’en était servi d’anneau pénien, mais non, l’honneur est sauf, elle est là sous nos yeux. On ne citera pas de nom sinon sa femme va se fâcher.

4ème tiers-temps

S’en suit l’apéro dans la salle située tout proche du bassin de joute, qui servira d’ailleurs de pissotière pendant la soirée pour certains. Il paraît que le niveau était un peu bas et qu’il fallait le remplir un peu. Mais que voit-on sur le comptoir ? Un magnifique bloc de rillettes et, de l’autre côté un énorme pain, de combien ? cinq ou six livres et de plus d’une verge* de long ! Mais, vite, vite, il faut se servir avant le Grand Bertrand sinon il n’y en aura plus. Il faut voir le coup de fourchette qu’il a le gaillard.
On nous avait dit : "à Ternay, on mange bien." Et bien figurez-vous que c’est vrai. Ce que l’on croyait être un curry de poulet sera plutôt analysé comme un Colombo par la suite, épicé, trop pour certains, mais pour l’instant ça va, les flatulences, ce sera dans la bagnole tout à l’heure, et cette nuit avec Madame.
On conclura la soirée par quelques chants près du comptoir. Et, comme par hasard, on entendra qu’ils veulent venir chez nous.

Alors, quand on se remémore cette motivation en demi-teinte au rond-point du Quick et la fin de soirée, on se dit : "Finalement, j’ai bien fait de venir". Car, comme toujours, c’était The Place To Be.

Merci à nos adversaires pour l’état d’esprit et l’accueil, et plus généralement à tous les participants dont Domi qui, malgré des obligations, a fait l’effort de venir et de gueuler comme un veau (on l’entendait de l’autre côté du terrain) pour encourager les vaillants.

* aucun lien avec la verge que tu connais, c’est la traduction de yard, inculte !

Les joueurs :
Alin Grunge, Big B, Alain La Lentille, Eric D, Bertrand Largo, Flying François, Olivier Sauvageon, Fred Saylor, Skipper Baptiste, Yannouche, Sergio, Jeff, Diego, Mik le Maousse, Medecine Man Walter, Stéphane et ses deux potes Verts Reluisants.

Les non-joueurs

Coach Domi, Thibaut Reporter

Portfolio

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

ConnexionS’inscriremot de passe oublié ?